Que s’est-il passé pour Douni Paalga au Burkina Faso ?
Depuis près de dix ans, les actions collectives de l’association ont été suspendues dans le nord du Burkina Faso. Entre insécurité, villages détruits et écoles fermées, comment Douni Paalga continue-t-elle à soutenir les enfants ?
Aujourd’hui, grâce à Yakouba Guira, au parrainage individuel, aux donateurs et aux nouveaux partenaires, nous pouvons réengager progressivement le volet collectif, en gardant la priorité aux enfants les plus démunis
Découvrez comment l’association transforme la crise en espoir pour les enfants
Des crises qui bouleversent le quotidien
Agir depuis la France pour les enfants du Burkina Faso est devenu un véritable défi.
D’abord, la pandémie de Covid-19 a suspendu les rencontres et ralenti les projets. Mais c’est surtout la situation sécuritaire dans le nord du pays, près de la frontière avec le Mali, qui a bouleversé la vie des habitants.
Sur le terrain, les conséquences sont lourdes :
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villages attaqués, parfois détruits
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écoles fermées ou incendiées
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familles contraintes de fuir
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enfants déplacés, parfois séparés de leurs parents
Dans ce contexte, la dernière action collective de l’association date de presque 10 ans. Relancer des projets semblait impossible.
Peterkoué, un village frappé de plein fouet
Le village natal de Yakouba Guira, Peterkoué, a été particulièrement touché.
Pour Yakouba, rejoindre certaines écoles signifiait plusieurs heures de trajet sur des pistes dangereuses. Dans ces conditions, relancer des actions collectives était hors de portée.
Le lien avec le terrain n’a jamais été rompu
Malgré les obstacles, Yakouba Guira, installé à Ouahigouya, est resté mobilisé.
Sans poste ni salaire après la fermeture de nombreuses écoles, il a choisi d’agir pour les enfants :
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aider les familles déplacées
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soutenir celles qui accueillaient des enfants (tantes, grands-parents…)
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sortir des enfants de la rue
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les remettre sur le chemin de l’école
Son objectif est clair : permettre aux enfants de continuer à apprendre malgré la crise.
Le parrainage : une solution concrète
L’impossibilité d’organiser des projets collectifs a conduit à une nouvelle stratégie : le parrainage individuel.
Grâce à la mobilisation de membres de l’association, d’amis et de partenaires, de plus en plus d’enfants ont pu retrouver le chemin de l’école.
Depuis 2023, le nombre d’enfants parrainés ne cesse de progresser.
Une reconnaissance officielle
Peu à peu, la situation s’apaise.
Yakouba Guira a retrouvé une fonction officielle dans l’enseignement. Son engagement auprès des familles déplacées a été reconnu par le gouvernement du Burkina Faso.
Pour faciliter ses déplacements et son travail, il a reçu :
Dans cette région, visiter les écoles peut nécessiter plus de 50 kilomètres par jour sur des pistes de brousse.
Les projets reprennent progressivement
Aujourd’hui, Douni Paalga peut relancer certaines actions sur le terrain :
Comme Zoé, qui a besoin d’un fauteuil roulant pour aller à l’école.
Une nouvelle étape commence
Une nouvelle page s’ouvre pour l’association :
Un petit geste peut changer l’avenir d’un enfant.