L'équipe

Tout d'abord, notre membre d'honneur et coordinateur au Burkina-Faso, j'ai nommé : Guira Yacouba !

 

 

 

.

 


Péterkoé c’est le village de mes ancêtres. Egaré dans la brousse à 45 Kms à l'ouest de Ouahigouya mon village se cache au milieu des arbres appelés Karité. Quand la saison des pluies arrive, il est encore plus isolé car la piste devient impraticable.
Moi, je suis né en Cote d’Ivoire. Comme tous mes frères et sœurs, nous travaillons dans les champs de cacao de mon père dés le plus jeune âge. Et l’école, c’est l’école coranique.
Mais ça, ce n’est pas ce qui me plaisait ! Moi je voulais apprendre la langue de Molière. Un ami a convaincu mon père de l’intérêt d’avoir au moins un fils qui sache lire et écrire le français, pour le commerce. C’est comme ça que j’ai eu la chance d’aller à l’école laïque.
A l’age de 16 ans, je quitte la maison pour continuer mes études. Je me suis mis en tête qu’un jour j’irais jusqu’en Haute Volta aujourd'hui BURKINA FASO, pour me rendre au village de la famille.
J’ai 20 ans, je suis devenu instituteur, et je suis l’étranger qui arrive à Péterkoé.
Je ne parle pas la langue de mon ethnie, peu de personnes au village parlent français. Ici la vie s’organise autour de l’élevage et des cultures pour se nourrir. Et le développement n’est pas arrivé jusque là. Les femmes continuent à accoucher à domicile avec des décès .Le point de santé le plus proche est Lankoé à 5 Kms.

Depuis quelques années mon travail m’a rapproché de Péterkoé et je peux m’y rendre régulièrement. J’ai voulu aider mon village et après de nombreuses démarches j’ai obtenu le soutien de l’état pour l’ouverture d’une école en 2007, avec l’affectation de trois enseignants.
Nous avons eu l’argent pour le puits, les latrines mais pas assez pour construire l’école alors tout le monde s’y est mis à fabriquer les briques en banco, mélange de terre et paille pour construire les murs des classes. Pour le moment c’est encore rudimentaire mais j’ai aussi encouragé les mères des élèves à cultiver des champs communs de haricots pour soutenir l'école. Elles sont au nombre de 200. et l’école accueille 140 èlèves de primaire.
Cette année avec votre soutien nous pourrons permettre à 50 enfants de plus d’aller à l’école.
.
Le parrainage collectif permettra d’agir pour toute l’école, la scolarité jusqu’au collège, la santé et le soutien aux femmes pour leur autonomie.
La mission est très difficile de nos jours pour ces 140 élèves et leurs enseignants.
Je crée l’association jumelle au burkina LE NOUVEAU MONDE pour coordonner les actions et projets avec DOUNI PAALGA et obtenir  une plus forte implication de l’état Burkinabé.

Je veux que comme moi les enfants aient cette chance d’aller à l’école et puissent agir pour leur avenir.

Yacouba.
 


à suivre..........